Géoréférencement

Introduction

Le géoréférencement consiste à assigner des coordonnées géographiques aux spécimens en fonction de l’information sur la localité de collection inscrite sur l’étiquette. E.g. « Bear Island, Lake Temagami, Nipissing District, Ontario, Canada » → latitude décimale : 46.9831216, longitude décimale : -80.0681018, incertitude : 1410m (voir sur la carte). Le géoréférencement de spécimens biologiques – qui n’ont bien souvent qu’une description textuelle de la localité de récolte – permet de visualiser l’information sur une carte et ainsi de l’utiliser dans des analyses spatiales.

Bien que très utile, le géoréférencement nécessite beaucoup de temps et devrait donc être réalisé de manière communautaire, à l’aide des bons outils et guides de référence.Le texte suivant paraphrase un extrait du livre de Chapman, A.D. & J. Wieczorek (eds). GBIF, 2006. Guide to best practices for georeferencing, p. 21.

Le problème le plus épineux dans le géoréférencement des données primaires de localisation des espèces est le volume énorme de données historiques contenues dans les musées, les herbiers, les universités et les autres institutions conservant des collections biologiques à travers le monde. De nos jours, la plupart des collectionneurs utilisent le système de positionnement mondial ou des cartes à grande échelle pour enregistrer leurs points de collection. La plupart des nouvelles données sont donc géoréférencées. Par contre, les institutions qui s’engagent dans la numérisation de leurs collections sont confrontées à la tâche colossale de géoréférencer les points de collection de leurs spécimens historiques à partir d’informations de localité sur les étiquettes qui peuvent être vagues ou incomplètes. L’objectif de ce document est d’aider ces institutions dans cette tâche de géoréférencement de leurs données historiques.

Outils

Ressources pour le Canada

Documents

Le Géoréférencement et Canadensys

L’un des objectifs du réseau Canadensys est de géoréférencer le plus précisément possible la majeure partie des spécimens publiés, ainsi que de fournir l’incertitude associée aux coordonnées retrouvées, cette incertitude étant une information clé dans la détermination de l’utilité et de la qualité de ces données. Bien qu’aucune décision n’ait été prise sur les méthodes de géoréférencement à utiliser au sein du réseau Canadensys, il apparait évident que nous devrions rechercher des méthodes collaboratives. Cela permettrait d’éviter la redondance du travail, ainsi que de générer des résultats plus précis en regroupant les spécimens par province/localité au sein du réseau (au lieu d’un regroupement par collection), afin que ce soient les personnes ayant le plus de connaissances sur ces provinces/localités qui effectuent le géoréférencement.

Les participants au réseau Canadensys ont pris part à une introduction aux techniques de géoréférencement et aux meilleures pratiques lors de l’atelier de géoréférencement (Ottawa 2010) organisé conjointement par Canadensys et UC Berkeley.

Canadensys collabore présentement avec UC Berkeley afin d’améliorer BioGeomancer, un outil permettant de faire des lots semi-automatiques de géoréférencement et des calculs d’incertitude à partir de la méthode du point-radiant. De plus amples renseignements sur ce projet sont disponibles ici.